OM-Milan : 30 ans après, anecdotes d'une soirée historique
Ceux qui ont eu la chance de vivre la folie de la victoire de l’Olympique de Marseille en Ligue des champions le 26 Mai 1993 s’en souviennent certainement encore. Le coup de tête de Basile Boli offrait à la France et à l’OM leur premier titre majeur sur la scène des clubs européens. Depuis lors, l’Olympique de Marseille reste le seul club français à avoir remporté le titre le plus prestigieux d’Europe. Emmenés par le capitaine Didier Deschamps et l’entraîneur Raymond Goethals, les Marseillais sont allés jusqu’en finale pour remporter l’un des plus grands trophées du football européen. Une victoire qui aurait donné du fil à retordre au meilleur broker de paris de notre époque. Retour sur une épopée fulgurante, inégalée à ce jour par un club français.
Le début d'un rêve
Pour son premier match de la phase de groupes, l’Olympique de Marseille affronte un adversaire de taille, les Glasgow Rangers, qui ont éliminé le champion d’Angleterre en titre, Leeds United. Les Marseillais ont ouvert le score à la 31e minute par Alan Boksic. Rudy Völler a suivi en inscrivant un deuxième but, profitant d’une erreur défensive dix minutes après la reprise (55’min). L’Olympique de Marseille semblait bien parti pour remporter ce match, mais les Ecossais réduisaient l’écart grâce à Mc Swegan (76’min), puis égalisaient à 9 minutes de la fin grâce à un but de Hateley (81’min).
L’Olympique de Marseille a ensuite affronté le FC Bruges, qu’il a battu 3-0. Pour ses troisième et quatrième matchs, l’OM a affronté le CSKA Moscou dans un match aller-retour. Il s’est d’abord rendu en Russie pour affronter une équipe tenace qui a éliminé le FC Barcelone de Koeman. Le match aller s’est soldé par un match nul 1-1. Au retour, les Phocéens ont réussi à passer 6 buts à leurs adversaires, grâce notamment à des buts de Voller, Pelé et Desailly. La phase retour commence de manière excellente, l’OM poursuivant sa série d’invincibilité en phase de groupe.
Il ne reste alors qu’un seul match, mais avant cela, la finale du groupe se joue clairement entre l’Olympique de Marseille et les Glasgow Rangers. Pour le match retour à Marseille, ils n’ont pas réussi, en tant qu’équipe locale, à faire la différence dans un match qui s’est terminé sur un score de 1-1. Face à Bruges, les Phocéens devaient impérativement s’imposer s’ils voulaient se qualifier pour la finale. L’OM a réussi à marquer en début de match grâce à Boksic (2’min) et s’est imposé (1-0). L’Olympique de Marseille se qualifie à nouveau pour la finale, et cette fois, le trophée est l’objectif de tous.
Une atmosphère joyeuse
Le mercredi 26 Mai 1993, deux heures avant le coup d’envoi de la finale de la Coupe des Champions entre l’OM et l’AC Milan, le stade olympique de Munich passe lentement d’un après-midi de printemps brûlant à une chaude soirée de football. À gauche de la tribune de presse, une section bleu-blanc de la foule chante ses espoirs d’une grande soirée.
Les associations de supporters se renvoient la balle : « Nous sommes les Marseillais ! Et on veut gagner ! Allez l’Ohème ! Depuis la veille, la Bavière a pris l’accent du Sud. Les bus et les avions de supporters affluent, amenant avec eux quelque 25 000 fans. Favoris sur le papier, les Italiens perdent l’avant-match dans les tribunes. Les Marseillais ont senti que le destin allait sourire à leur OM.
Une rencontre avec le destin
L’arbitre suisse Kurt Roethlisberger siffle le début d’un match d’hommes. Au fil du match, l’OM affirme avec force son ambition. C’est à Munich, le 26 Mai 1993, que tous les Marseillais garderont un souvenir impérissable. L’Olympique de Marseille affronte l’ogre européen, le Milan AC, avec une équipe composée de Van Basten, Maldini et Rijkaard. Pourtant, les joueurs marseillais n’ont jamais faibli, bien qu’ils aient été soumis au style de jeu milanais.
Le bras de fer physique, technique et tactique tourne à l’avantage des Marseillais juste avant la mi-temps, lorsqu’un coup de pied de coin d’Abedi Pelé débouche sur un but étonnant d’un Basile Boli déterminé (44e). En seconde période, dans la tribune officielle, Bernard Tapie donne des instructions par talkie-walkie à son lieutenant Jean-Pierre Bernès, assis sur le banc avec l’entraîneur Raymond Goethals.
L’OM tient bon grâce à son gardien volant, Fabien Barthez, tellement détendu avant la finale qu’il s’est endormi dans le bus qui l’amenait au stade ! Le dernier défenseur marseillais a plané au-dessus des têtes milanaises : Maldini, Baresi, Costacurta, Van Basten, Massaro n’y arriveront pas ! L’OM remporte la finale et Basile Boli fait battre les cœurs en se dirigeant vers la tribune des supporters, montrant que les larmes de Bari ne coulent plus sur ses joues. Marseille ne pouvait pas se laisser submerger par une vague de plaisir qui a tout renversé sur son passage. L’Olympique de Marseille et la France tiennent enfin leur première et unique Ligue des Champions, la compétition la plus prestigieuse d’Europe, attirant des millions de parieurs à ouvrir un compte de paris chez un broker.